Château d’Azay-le-rideau


Décrit par Balzac comme un « diamant taillé à facettes, serti dans l’Indre, monté sur pilotis et masqué de fleurs » le château d’Azay-le-Rideau séduit par sa grâce et sa légèreté.

 

Chef d’œuvre Renaissance, entouré de nature il n’en reste pas moins un château accueillant, à taillehumaine.

 

Reconstruit à partir de 1518 sur les ruines d’une ancienne forteresse incendiée « Azay-le-brulé » par Gilles Berthelot, l’un des hommes les plus puissants de France à l’époque, maire de Tours et trésorier du roi François 1er.

 

Les travaux sont considérables pour l’époque, on assèche le cours d’eau, on installe des pilotis, des tonnes de pierres de tuffeau arrivent par bateau… En tout, un chantier de plus de 120 ouvriers (dont certains prisonniers du château qu’on renfermait dans leur cellule le soir !) et des travaux qui durèrent près de 10 ans, le tout sous la houlette de Philippa, épouse de Gilles Berthelot, une femme cultivée au caractère bien trempé. C’est elle qui dirigera le chantier en l’absence de son mari. C’est donc à elle que l’on doit le caractère gracieux et délicat du château.

 

Mais ils ne profiteront pas vraiment de leurs investissements... A son retour, Berthelot est accusé de malversations par le roi et doit fuir précipitamment avec sa femme pour échapper au gibet, abandonnant derrière lui le chantier inachevé. En 1528, le roi François 1er confisque le château avant de le redistribuer à l’un de ses capitaines, Antoine Raffin. En 1791, débutera l’ère de la famille Biencourt, qui restera propriétaire du château pendant 4 générations. C’est eux qui restaureront le château, magnifiant ainsi l’œuvre Renaissance. Malheureusement en 1899, le dernier des Biencourt est ruiné et doit vendre le château qui sera racheté par l’Etat en 1905. Il appartient aujourd’hui au Centre des monuments nationaux.

 

Le Château d’Azay-le-Rideau est aujourd’hui l’un des châteaux les plus visités de la région, avec son escalier d’honneur à rampe droite (l’un des premiers de ce type construit en France), ses appartements somptueusement meublés avec une remarquable collection de tapisseries flamandes et françaises, la restitution (unique en France) de la chambre de Philippa ou encore ses combles où l’on peut admirer les impressionnantes charpentes en chêne.

 

Les charmants jardins à l’anglaise du château ont par ailleurs fait l’objet d’une restauration exceptionnelle en 2014.